J+255

Parce qu’il n’y a pas d’art de penser.
Pas d’art de coucher de fichus mots sur un papier.
Il n’y a que l’art abstrait de se perdre au fond de soi. De ne plus savoir qui pense en nous si bien qu’il faille saisir une plume pour témoigner de cette perte.
De cette faille.
Une faille temporelle et métaphysique. Un instant, un court instant où tu écoutes ce que te dicte ton crâne tandis que ta main griffonne autre chose.
Cette cavité dans l’Univers où en te perdant tu te retrouves.

tim :: joni :: anna

tim :: joni :: anna

anna

anna

tim

tim

J+242 / VIDEO

La vie suit son cours. Je fais mon “petit bout de chemin”. Je suis désolée de pas être très bavarde en ce moment mais je réfléchis bien trop pour pouvoir coucher quoi que ce soit sur le “papier”… Humeur changeante, un petit brin de fièvre qui traîne donc pas de temps pour la poésie. Mais même au fond du lit, je tente de garder mon hémorragie créative pour vous faire part, avec mes mots -mes vidéos, de mon expérience. J’espère que vous prenez autant de plaisir à les regarder que j’en prends à les filmer et les monter.

Bien à vous,

Zoé

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Life follows its course. I follow my “little path.” I’m sorry not to be very talkative these times but I think too much to clearly write my thoughts… Moodiness, a little bit of fever so no time for poetry. But even in the bed, I try to keep my creativity to express with my words -my videos- my experience. I hope you take as much pleasure to watch them as I take to film and edit them.
Sincerely yours,
Zoe

J+222

a m b i a n c e . m u s i c a l e

C’est pas la fin. C’est pas le début. C’est pas le milieu non plus. C’est simplement le moment où, disant à tout le monde que tu rentres bientôt, tu le penses réellement. Et pourtant tu te dis qu’il te reste du temps. Trois mois. Trois mois suffisent pour qu’il se passe encore tellement de choses, que tu rencontres encore tellement de gens et apprennes. Mais tu fais un quart de tour sur toi-même et tu te dis que les sept derniers mois ont semblé un seul. Tu regrettes déjà des choses alors que tout ça n’est pas fini ! Tu regrettes de ne pas avoir fait cela, de ne pas avoir dit ceci. Alors tu fais un autre quart de tour et tu te dis que tu n’as rien à regretter parce que tu vis et que c’est le principal. Tu as fait de ce chemin «hors du commun» le tien et maintenant qu’il est devenu ‹normal›, ta soif de vie grandit et grandit. Un quart de tour de plus et tu regardes droit devant. Tu réalises que tant de choses t’attendent pour ton retour que tu ne peux pas les laisser attendre. Tu te dis que tu reviendras, qu’absolument rien de ce que tu vis ici ne sera perdu. Rien. Jamais. C’est gravé dans ta peau, ta chair, ton âme, ton être et tu n’y peux magnifiquement rien.

Si tu prends le temps de faire le dernier quart de tour, tu sais que tu es heureuse. Tu es heureuse car tu n’es plus la même et c’est ce que tu recherchais. Tu es heureuse car tu as enfin le sentiment d’avancer, de (te) construire, de grandir, de goûter.

Tu es heureuse car tu as moins peur.

joni :: zoe :: chloe :: tim :: leon :: anna

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It’s not the end. It’s not the beginning. It’s not the middle either. It’s only the moment when, telling everybody you’ll be back soon, you really mean it. And yet you think that you still have time left. Three months. Three months are enough for so many things more to happen, so many more people to meet, and for learning. But you do a quarter turn on yourself and you think that the last seven months seemed to be only one. You already regret things even when all this is not over ! You regret not having done this, not having said that. Then you do another quarter turn and you think that you have nothing to regret cause you are living and that’s all matters. You have made this “unusual” path yours and now that it became ‘normal’, your thurst of life grows and grows. One more quarter turn and you look straight ahead. You realize that so many things are waiting for you when you come back that you cannot let them wait. You tell yourself that you will come back, that absolutely nothing of what you live here will be lost. Nothing. Never. It is engraved in your skin, your flesh, your soul, your self and beautifully there’s nothing you can do about it.
If you take the time to do the last quarter turn, you know that you are happy. You are happy cause you are not the same anymore and it is what you were looking for. You are happy cause you finally have the feeling to move on, to build (yourself), to grow up, to taste.
You are happy cause you have less fear.

 

J+214 / TRAVEL

Une semaine. Qu’est-ce que c’est dans une vie une semaine ? Il y en a qu’on oublie, parce qu’elles ne sont que la répétition d’un cycle. Sept jours. Sept unités de temps. Mais une semaine peut aussi être comme cent vingt-huit heures de bonheur. Comme mille quatre-vingt minutes de bien-être. Comme six cent quatre mille huit cent secondes de liberté.

La Suède (Stockholm) rencontre la France (Paris) sur la route. La plus belle épopée de toute ma vie.

Vous trouverez toutes les photos du voyage dans l’onglet Road Trip, Feb.2014” :

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One week. What is a week in a life ? There are some that we forget, because they are just the repetition of a cycle. Seven Days. Seven time units. But a week can also be like one hundred eighteen hours of happiness. Like one thousand and eighty minutes of welfare. Like six hundred four thousands eight hundred seconds of freedom.
Sweden (Stockholm) meets France (Paris) on the road. The most beautiful epic of my entire life.
You will find all the pictures of the journey in the Road Trip, Feb.2014” tab.